Comme une odeur de varech, une merveilleuse leçon de danse en plein air, avait attiré 750 spectateurs à son unique représentation in situ. La première partie avait été assurée par la danse intégrée de Corpuscule Danse, la compagnie de France Geoffroy.
Ce spectacle, inspiré par le fleuve et qui met en scène trois danseurs, deux danseuses et quatre figurantes, ne demande qu’à être dansé sur l’infini de l’horizon d’autres lieux. La trame chorégraphique est celle d’un voyage initiatique aux confins de l’enfance et explore l’univers métaphorique du jeu originel. Les danseurs se prêtent au jeu du «faire comme si» et s’amusent à réinventer le monde; ils deviennent bêtes fluviales, êtres surnaturels et oies sauvages.
Un voilier d'oies sauvages traverse le bleu du ciel. Grandes voyageuses de l'éternité, leur arrivée annonce pour la chorégraphe l'effervescence du printemps. L'automne, leur départ à la frontière de l'hiver, sera un prélude au repli vers l'intérieur et le monde de l'intime.
Chorégraphie d’ombre et de lumière, fervent plaidoyer pour la paix et la liberté, l'œuvre métaphorique explore le côté obscur de la mémoire de l’eau, de la mémoire humaine.
La Noce fût le point de départ d’une série d’Opus pour la chorégraphe Chantal Caron. La pièce invoque une connotation au mariage, à la célébration. Les six femmes et l'homme qui évolue dans le décor enchanteur des berges de Saint-Jean-Port-Joli sont vêtus de blanc. Déjà on pressent que la chorégraphe désire porter la grandeur des oiseaux avec les interprètes.